Atelier Lemaire Restauration et Conservation de Meubles Anciens

Maison Actuelle

Rentrée 2016

La Fondation du patrimoine a remis ses labels

lanouvellerepublique.fr • 27/05/2016

Lundi soir, dans les salons Ronsard de l’hôtel de ville, la délégation départementale de la Fondation du patrimoine remettait plaques et diplômes à trente-sept récipiendaires. La Fondation récompense chaque année les propriétaires privés, les collectivités territoriales et les associations pour la réalisation de travaux de restauration sur leurs bâtiments.
La cérémonie, présidée par Jean-Pierre Déchelle, délégué départemental, et Francine Lemarié, adjointe, représentant le maire, Philippe Briand, en présence de nombreuses personnalités de la Région et du Département, a débuté par un hommage à Jean-Yves Couteau.
A l’issue de la présentation de leur projet, vingt-cinq propriétaires privés ont reçu plaque et diplôme qui témoignent de leur implication à rénover leurs bâtiments. De plus, onze projets publics et associatifs ainsi qu’un chef d’entreprise ont été mis à l’honneur. Il s’agit de Julien Hébras, ébéniste d’art, qui a repris en 2015 l’atelier Lemaire, à Saint-Cyr. Quelques projets réalisés grâce au Fonds national en faveur de l’Insertion par le patrimoine des publics en difficulté ont également été présentés. La Fondation du patrimoine, qui célèbre ses 20 ans cette année, est la première organisation privée en France dédiée à la sauvegarde du patrimoine des régions. Dans le département, la délégation est constituée d’un chargé de mission et de délégués bénévoles dont l’objectif principal est la rénovation du Petit Patrimoine de proximité non classé.

 

voir l’article

FÉLICITATIONS AU LAURÉAT DU PRIX MÉTIERS D’ART ET PATRIMOINE BÂTI !

patrimoineculturel.com

Ateliers d’Art de France et Vieilles Maisons Françaises ont remis le prix Métiers d’Art et Patrimoine Bâti à Julien Hebras jeudi 5 novembre.

Il a été sélectionné pour son action de sauvegarde d’un savoir-faire rare. Il est en effet, la dernière personne en activité à posséder la machine et les connaissances permettant la découpe de feuilles d’ivoire jusqu’à 0,3 mm d’épaisseur.

Après treize années de collaboration, il a repris depuis septembre l’Atelier Lemaire spécialisé en restauration et conservation de meubles, agréé Monuments Historiques.

voir l’article

Champion sans coquetterie de la marqueterie

lanouvellerepublique.fr • 01/04/2016

Restaurateur de meubles, repreneur des ateliers Lemaire, Julien Hebras a obtenu un prix lors du salon du patrimoine à Paris. Son savoir-faire est rare.

 

Agés d’un, deux voire trois siècles, les grands meubles ne sont plus à un an près pour attendre leur tour de restauration. Avec le bois souvent décoloré, parfois décollé aussi, ils patientent dans les 300 m2 de l’atelier Lemaire.
Fin 2015, la vie de Julien Hebras, restaurateur de 33 ans, s’est accélérée : en septembre il reprend cet atelier dans lequel il travaille depuis 13 ans, et en novembre, il remporte, à Paris, au Salon du patrimoine installé dans le Caroussel du Louvre, le prix des Métiers d’art (10.000 €). « Il fallait être à la fois sur la transmission du savoir, et sur les métiers d’art à savoir unique ou rare. », dit-il. Bingo, il remplit les critères.

 

Une machine unique en France

 

Tout son parcours s’est construit sur le passage de savoir, depuis son bac pro en ébénisterie au lycée Arsonval à son CAP de tourneur d’art sur bois passé dans le Jura, à l’étude de la marqueterie à Murat (Cantal) ou à son brevet de technicien supérieur des métiers au château d’Aulteribe (Puy-de-Dôme) puis au CFA du Puy-en-Velay. « Je voulais être apprenti en alternance chez M. Lemaire mais il avait déjà quelqu’un, alors je lui ai demandé de me réserver la place pour l’année suivante. Pendant deux ans, j’ai suivi des formations entre la Touraine et l’Auvergne. »
Cet atelier s’est fait une spécialité de la restauration de meubles Boule, du XVIIe siècle ou ceux, plus nombreux, du XIXe siècle, de nouveau très à la mode. La plupart du temps, les filets en laiton dépassent comme des antennes à cause de la dilatation, la base noire du meuble s’est ternie. « Pour remplacer les écailles de tortues, nous disposons depuis la reprise de l’atelier d’une autorisation spéciale, de la Direction régionale de l’environnement. Il n’existe plus que quelques ateliers, comme la maison Poisson, en région parisienne, à faire ce genre de restauration. »
Pour procéder à certaines opérations délicates, l’atelier s’est doté d’une scie au bois montant de la fin du XIXe siècle. Il n’en existe plus que quatre en France mais grâce à son réglage, celle de Julien Hebras est la seule capable de découper de l’ivoire en 3/10 de mm. « Cette découpe sert aux peintres miniaturistes ou aux confrères, par exemple en Italie, pour lesquels je sous-traite cette opération. » Prochainement, elle servira pour restaurer un cabinet du XVIIe siècle avec des manques de placages d’ivoire.
« Toujours pour transmettre, j’aimerais bien former un apprenti à cette machine. » Constituée à 80 % par des particuliers, les clients de Julien Hebras se trouvent en région parisienne, ou dans un rayon de trois heures. Un client vient même d’Allemagne pour faire restaurer des cartels car il n’existe pas d’aussi bons restaurateurs de meubles outre-Rhin. Un précieux savoir-faire à préserver.

 

voir l’article

“Formé par mon propre patron”

Supplément économique de la nouvelle république • mars 2016

À 33 ans, Julien Hébras a repris l’atelier de restauration et conservation de meubles anciens de Bernard Lemaire, situé à Saint-Cyr-sur-Loire. “Cela s’est fait presque naturellement. Bernard Lemaire me parlait de cession depuis dix ans. J’étais alors salarié ; je l’ai informé que la reprise de l’atelier pouvait m’intéresser. Depuis, il n’a cessé de me former…”.

 

Titulaire des CAP, bac pro ébéniste, CAP marqueteur, CAP tourneur d’art sur bois, avec une formation de restauration de meubles, d’un BTMS de restauration de meubles en partenariat avec les Monuments historiques, Julien Hébras a contracté un prêt sur sept ans avec le Crédit Agricole et a été soutenu par la Fondation du patrimoine. Les réseaux Ateliers d’art de France et Vieilles maisons françaises viennent de lui décerner le Prix du Savoir faire unique. Excellents débuts…

2015 : un jeune ébéniste à l’honneur

vmf • janvier 2016

Un nouveau lauréat du prix “Métiers d’art et patrimoine bâti” est un restaurateur de meubles installé en Touraine. Le sérieux et la persévérance de Julien Hébras lui ont valu les suffrages du jury réuni de VMF et Ateliers d’art de France.

Julien Hébras ressuscite les objets précieux

Tours Madame

À seulement 33 ans, Julien Hébras vient de signer la reprise de l’atelier de restauration de Bernard Lemaire et de décrocher le prix “Métiers d’Art et Patrimoine bâti”. Une belle reconnaissance nationale pour cet artisan tourangeau qui possède un savoir-faire unique en France. Loin de l’image poussiéreuse du restaurateur taciturne enfermé dans son atelier, le jeune chef d’entreprise tout sourire enchaîne les interviews dans les magazines et sur BFM. Dans son atelier, le parfum de vernis, de cire et de bois mêlés vous tranporte immédiatement vers une autre époque…

Métiers d’art, Métiers de luxe: Artisan ébéniste

bfm business • 30 novembre 2015

 

voir la vidéo

L’ivoire se défend encore

Le Figaro • novembre 2015

Les salons chics et les musées arborent fièrement des meubles XVIIe ou XVIIIe sur lesquels le métal, l’ivoire, l’écaille de tortue, l’ébène ou l’argent dessinent des entrelacs décoratifs. Mais si le placage des commodes vient à se décoller ou à gondoler, il y a peu d’endroits vers lesquels se diriger aujourd’hui. L’Atelier Lemaire, spécialisé dans la restauration de meubles Boulle, est l’un d’entre eux. Il est le dernier à posséder une machine de découpe de l’ivoire – à “trois dixièmes de millimètre”, explique Julien Hébras, 33 ans, à la tête de l’atelier.

Un bureau ayant appartenu à l’impératrice Eugénie ou le dernier jouet de Louis XVII, une petite charette à deux roues, sont passés entre ses mains. Mais travailler l’ivoire, denrée très rare, n’est pas une sinécure. Pour l’instant, Julien Hébras se fournit dans les maisons de vente. Il sait qu’un jour ou l’autre la matière première s’épuisera.

Salon international du patrimoine culturel

novembre 2015

LA 21ÈME ÉDITION DU SALON INTERNATIONAL DU PATRIMOINE CULTUREL SE DÉROULERA DU 5 AU 8 NOVEMBRE 2015 À PARIS, AU CARROUSEL DU LOUVRE.

 

Venez rencontrer près de 350 exposants qui œuvrent quotidiennement à la sauvegarde et à la préservation de notre patrimoine culturel : artisans d’art, fabricants, restaurateurs, associations, écoles, institutionnels, entreprises privées et publiques… Passez quatre jours avec les passionnés du patrimoine pour vous informer, découvrir, apprécier, vous émerveiller, rencontrer des maitres d’œuvres dans plus de 40 métiers différents.

 

Cette année, le salon gravitera autour de « Patrimoine et Modernité », un thème résolument tourné vers l’avenir. Un vaste programme vous est proposé pendant toute la durée du salon avec des conférences animées par des spécialistes, des démonstrations sur les stands, des remises de prix, films…

 

voir l’article

Du soutien pour la reprise de l’atelier

lanouvellerepublique.fr • 19/10/2015

Mardi dernier, l’atelier d’ébénisterie d’art Lemaire connaissait une activité particulière : la signature d’une convention pour la reprise de l’atelier par un de ses employés, Julien Hebras.

 

Depuis 2011, dans le cadre du Fonds national en faveur de la valorisation des métiers du patrimoine, la Fondation du patrimoine soutient la création et la reprise d’entreprises. En 2014, elle a soutenu Sébastien Jude dans son projet de création d’entreprise spécialisée dans la taille de pierre. Aujourd’hui, c’est au tour de Julien Hebras, ébéniste d’art, de bénéficier d’une aide financière pour la reprise de L’Atelier Lemaire à Saint-Cyr-sur-Loire. En effet, depuis 2013, Julien Hebras se prépare à reprendre l’entreprise artisanale en ébénisterie d’art de M. Lemaire. Spécialisée dans la restauration et la conservation de meubles anciens, Julien Hebras souhaite faire perdurer les savoir-faire et les méthodes de restauration propres à l’atelier où il était employé depuis plus de dix ans.
Pour officialiser ce partenariat, Julien Hebras et la Fondation du patrimoine organisaient donc mardi une signature publique de la convention de financement à L’Atelier Lemaire, en présence notamment de Guy Sallavuard, directeur des relations institutionnelles et de l’action internationale de la Fondation du patrimoine, et de Francine Lemarié, adjointe au maire.

 

voir l’article

www.fondation-patrimoine.org

7 juillet 2015

LA FONDATION DU PATRIMOINE SOUTIEN GÉNÉREUSEMENT LA REPRISE DE L’ATELIER LEMAIRE … via le Fonds Valorisation des Métiers du patrimoine !

 

Depuis 2013, Julien Hebras, artisan-ébéniste, se prépare à reprendre l’entreprise artisanale en ébénisterie d’art de L’Atelier Lemaire à Saint-Cyr-sur-Loire (37).

L’entreprise est spécialisée dans la restauration et la conservation de meubles anciens. Julien Hebras a pour but de faire perdurer les savoir-faire et les méthodes de restauration propres à l’atelier où il est employé depuis plus de dix ans.

En 2015, grâce au fonds national dédié à la valorisation des métiers du patrimoine, la Fondation du patrimoine a octroyé une subvention de 31 000€ à Julien Hebraspour la reprise de “L’Atelier Lemaire”. Ce fonds a pour but de valoriser les savoir-fairedes professionnels contribuant à la restauration du patrimoine bâti et mobilier.

Le 3 juillet 2015, a eu lieu une visite de L’Atelier Lemaire par Bernard Lemaire et Julien Hebras en présence de Claude Greff, députée d’Indre-et-Loire, et Jacques Guionnet, délégué départemental adjoint de la Fondation du patrimoine. La rencontre a été l’occasion pour Julien Hebras de présenter son projet de reprise d’entreprise et d’expliquer les projets en cours de restauration de l’atelier.

 

voir l’article

La Nouvelle République du Centre Ouest

Samedi 8 Mai 2010

Un atelier de restauration estampillé Bernard Lemaire. Visite de l’atelier de Bernard Lemaire, restaurateur de meubles anciens à Saint-Cyr-sur-Loire, un vrai musée et un véritable savoir-faire artisanal

Bernard Lemaire pourrait, s’il en possédait un, mettre un poinçon sur les meubles anciens qu’il restaure. Les grands ébénistes des siècles derniers apposaient bien le leur. Mais, petite précision qui s’impose d’emblée : « Un ébéniste travaille du bois mort, il crée. Un restaurateur, c’est l’inverse. Il a un produit fini auquel il redonne vie. En revanche, le restaurateur doit aussi être ébéniste. »

Pour parler de l’atelier Lemaire, il suffirait juste de préciser que ce restaurateur de meubles anciens est diplômé de la célèbre école Boulle de Paris, la référence suprême. Rien d’ostentatoire pour autant dans la devanture ni à l’intérieur de l’atelier de Saint-Cyr-sur-Loire. L’élégance de la discrétion.

C’est lorsqu’il « soulève les jupes » des meubles qu’il restaure que l’on écarquille les yeux. Comme un retour dans les siècles passés : un bonheur-du-jour d’époque Louis XVI, une paire d’encoignures Louis XVI…

Principe de réversibilité

La même admiration en feuilletant ses albums de photos donnant à voir quelques-uns des 200 meubles anciens auxquels l’atelier « a redonné vie ». Et de s’extasier, connaisseur ou non, devant la finesse de travail des marqueteries en bois, en nacre, en écaille de tortue et en laiton, qu’il s’agisse d’une armoire cabinet de Hache, d’une commode en sarcophage, d’une table d’accouchée de Migeon…

Du meuble rare, de la restauration d’artiste. « Nous travaillons selon le principe de réversibilité, tout ce qui est ajouté peut être enlevé », précise le restaurateur qui a ouvert un atelier à Tours en 1983 avant de transférer son atelier à Saint-Cyr-sur-Loire en 2008. Les Tourangeaux y amènent leurs meubles de famille ou ceux achetés dans les salles des ventes. Des antiquaires, des préfectures, des ambassades, des musées aussi.

Julien Hébras, qui travaille avec Bernard Lemaire depuis 7 ans, est, quant à lui, passé par le lycée d’Arsonval, spécialisation monuments historiques à Joué-lès-Tours. Un passionné comme son employeur, qui voit même en lui son successeur. Les qualités nécessaires ? « Etre patient, délicat, se mettre dans l’état d’esprit de l’ébéniste qui l’a fabriqué. »

Car ce ne sont pas des meubles en kit qu’ils ont entre leurs mains ! Mais des meubles exceptionnels, voire des pièces historiques, comme le dernier jouet de Louis XVII, une petite charrette à deux roues, dernier jouet du dauphin lors de l’emprisonnement de la famille royale au Temple. Des meubles qui « ont une âme », restaurés avec science et conscience. Rien que du beau « sous les jupes » de l’atelier Lemaire !

Evelyne Bellanger

Atelier Lemaire, 76 rue de Portillon, Saint-Cyr-sur-Loire, tél. 02.47.38.03.66 www.restaurationdemeuble.fr

Bernard Lemaire, restaurateur mais aussi expert.

Julien Hébras montrant les photos du jouet de Louis XVII, restauré par l’atelier Lemaire.

Métiers 37

N° 51 – Décembre 2009

Atelier Lemaire : restauration « d’âmes »

« Les meubles ont une âme » explique Bernard Lemaire, restaurateur d’art installé à Saint-Cyr-sur-Loire. « A nous de les faire revivre » grâce à un savoir-faire qui exige passion, minutie et patience. Découverte d’un atelier aux multiples trésors… Qu’y a-t-il de commun entre un bureau Mazarin XVIIème en marqueterie d’ivoire et bois, une commode « sarcophage » et le dernier jouet de Louis XVII ? Ils ont tous bénéficié d’une cure de jouvence à l’atelier Lemaire ! Cartels, lits, tables, commodes, bibliothèques, pianos, secrétaires, billards… viennent de collections privées, partout dans le monde, pour renaître sous les doigts de Bernard et de ses deux employés. Ils arrivent démantelés, abîmés, cabossés… Des heures, des semaines, des mois de travail sur tous les matériaux sont nécessaires pour redonner vie à ces objets d’art sans trahir leur esprit d’origine. « En marqueterie, il faut savoir travailler le bois, le laiton, l’ivoire, la nacre, l’écaille de tortue, l’étain, la corne, c’est un métier complet ! »… Plus de deux cents pièces estampillées sont passées à ce jour dans l’atelier !

Une équation créative !

« Il faut avoir un petit grain de folie pour être restaurateur ! Plus c’est compliqué, plus j’aime ! » rigole Bernard, intarissable sur les meubles Hache, Jacob… A chaque fois, c’est une nouvelle équation créative ! « Autour du meuble qui arrive, nous nous réunissons pour définir la meilleure stratégie de travail. Après réflexion, les étapes s’enchaînent les unes aux autres, comme un puzzle ». Bernard Lemaire a d’ailleurs enseigné « ce petit grain » en France et à l’étranger après être sorti de l’école Boulle. « Je suis resté vingt cinq ans à Tours avant de venir en 2007 à Saint-Cyr. Nous travaillons avec des produits traditionnels mais les moyens de mise en œuvre sont plus modernes qu’avant, comme le collage ou l’imprégnation sous vide » commente Bernard. « Nous sommes trois aujourd’hui et dans un souci de qualité de travail… il nous faut de la place. Mon petit atelier de la rue Lamartine ne suffisait plus » !

Reprise du flambeau

« J’ai décidé d’anticiper les problèmes liés à la succession : dans quelques années je serai à la retraite et Julien Hebras reprendra l’atelier dans la continuité. Il est entré il y a déjà six ans chez moi pour finir sa formation en BTMS après des qualifications complémentaires en marqueterie et tournage sur bois ! En obtenant la qualification « Monuments Historiques », il a apporté un plus à l’atelier » explique Bernard. Progressivement, Julien a appris le métier, la clientèle, la patience et le petit grain… tout en douceur ! En effet, ce dernier parait tout autant passionné que son maître et tous deux semblent vivre une belle complicité d’artiste !

Bernard LEMAIRE (à droite) et Julien HEBRAS

« En marqueterie, il faut savoir travailler le bois, le laiton, l’ivoire, la nacre, l’écaille de tortue, l’étain, la corne, c’est un métier complet ! »

Le Figaro Magazine

Vendredi 31 Octobre 2008

Bernard LEMAIRE est le restaurateur de ce jouet extraordinaire qui sera exposé au 14° Salon du Patrimoine Culturel. Il s’agit d’une petite charrette à deux roues. Avec sa fourragère qui fut le dernier jouet du dauphin Louis XVII, lors de l’emprisonnement de la famille royale au temple. Le travail de renforcement des pièces a bois ainsi que le traitement contre les vers, a été d’autant plus délicat qu’il ne fallait pas altérer les patins de cet objet historique.

La Nouvelle République du Centre Ouest

Lundi 20 Octobre 2008 – N° 18.371

Samedi, dans le cadre des journées des métiers d’art organisées par la chambre de métiers et la région Centre, Bernard Lemaire faisait visiter son atelier de restauration de meubles et inaugurait sa nouvelle installation à Saint-Cyr-sur-Loire. Bernard Lemaire est bien connu dans la région où il a exercé pendant 25 ans, rue Lamartine à Tours. « Plus qu’un métier, c’est une passion. Redonner vie à un objet ancien c’est merveilleux ! » dit-il. En utilisant uniquement des outils artisanaux, cet ancien élève Boulle applique la technique de marqueterie propre à cette école. Dans son atelier, la qualité de restauration des pièces témoignent du don artistique de celui qui participe depuis quatorze ans au Salon du patrimoine du Louvre. On a pu ainsi admirer des tables Napoléon III, un cabinet du VIIe, un cartel en corne verte du XVIIIe… et une petite charrette, dernier jouet de Louis XVII, lors de son incarcération au Temple. Bernard Lemaire travaille avec deux ouvriers menuisiers ébénistes. Il souhaite transmettre son atelier à l’un deux. Ce nouveau local doit permettre à son successeur de travailler dans de bonnes conditions. Même s’il ne compte pas prendre sa retraite dans l’immédiat, le patron explique « La transmission d’un art se prépare longtemps à l’avance. » Atelier de restauration Bernard Lemaire, 76, rue du Portillon à Saint-Cyr-sur-Loire. Tél : 02.47.38.03.66

La Nouvelle République

Mercredi 4 décembre 2002 – N° 17.662

Le restaurateur est un artiste

Un peu plus de 30 ateliers ont ouvert leurs portes lors des premières Journées des métiers d’art. A Tours, une vingtaine de curieux ont rendu visite à Bernard Lemaire, restaurateur de meubles anciens. PAS de machines. De petits outils tout simplement : rabots, ciseaux, racloirs, gouges, spatules. Ou alors des outils « inventés », tels les baleines de corset pour décoller de fines lames de marqueterie sans craindre la brisure. Le restaurateur-conservateur de meubles anciens est une espèce de chirurgien. S’il n’ose pas dire qu’il opère une greffe, il avoue pratiquer « la technique de transfert », ce qui revient au même. « Je dois redonner vie à de l’ancien, dit Bernard Lemaire. On ne me demande pas de fabriquer : je pars d’un produit déjà existant ». Face à un secrétaire estampillé du XVIIIe siècle, à une table de jeux marqueterie Boulle, ou à un cartel Louis XIV en écaille de tortue et laiton, on comprend bien qu’il maîtriser les techniques de l’époque, tant pour décoller les parties abîmées de la marqueterie que pour reproduire à l’identique les parties manquantes… « A un certain niveau de meuble, on ne peut pas faire n’importe quoi, dit-il. Il est arrivé qu’on m’apporte une pièce estimée à 600.00 F : vous imaginez bien qu’on ne peut travailler qu’en confiance avec le propriétaire de l’objet. » Diplômé de l’école Boulle, technicien supérieur en ébénisterie, Bernard Lemaire est installé à Tours, au 6 rue Lamartine, depuis bientôt vingt ans. Vingt ans de plaisir : « Dans ce métier, on est à la fois dans l’ancien et le très moderne, explique-t-il. De plus en plus, on pratique les collages sous vide, on mesure l’acidité des produits pour choisir celui qui conviendra le mieux : je prends mon pied ! ».

Un savoir à transmettre

A ses côtés, un ouvrier et un apprenti recruté après l’obtention du CAP. « Je prends aussi des Compagnons du devoir, qui passent une année ici sur le chemin de leur Tour de France : c’est vraiment très agréable, ce sont des perfectionnistes qui ont une énorme envie de travailler. Et puis, transmettre un savoir est un vrai bonheur ». Il convient de préciser que Bernard Lemaire a commencé sa carrière comme enseignant. Quant à sa clientèle, ce sont parfois des professionnels (des antiquaires), mais pour l’essentiel des particuliers : « La clientèle la plus agréable, la plus exigeante aussi ! », dit-il. Une mise en garde s’impose cependant : si vous avez un meuble ancien à restaurer, ne soyez pas trop pressé : son carnet de commande est plein jusqu’en octobre 2003.

Michel MONGARNY.

La Nouvelle République

Vendredi 13 septembre 2002 – N° 17.594

Le magicien des bois précieux

Depuis 1983, Bernard Lemaire a installé son atelier de restauration de meubles anciens à Tours, rue Lamartine. Passionné par l’objet et l’ancien, l’artisan livre, ici, une partie de son jardin secret. La boutique est ancienne. On aurait pu imaginer, à l’intérieur, un vieil homme qui aurait connu l’atelier depuis tout petit, reprenant le flambeau familial. On aurait pu seulement… Car lorsque Bernard Lemaire, la quarantaine légèrement passée, ouvre sa porte, cette image se casse aussi sec. Comme quoi… L’atelier reste quant à lui authentique. Le parquet est un peu cabossé. Il y a des meubles anciens, du bois partout, du matériel et quelques machines. Mais surtout, il y a cette odeur, incomparable, unique… Un curieux mélange de bois, de cire, de vernis qui sied bien à l’atmosphère de la boutique. Charmant. Diplômé de l’École Boulle à Paris en « ébénisterie », l’homme n’a pas immédiatement choisi cette carrière. « Avant de me lancer, j’ai d’abord fait quatre ans dans l’enseignement. Pour diverses raisons, j’ai arrêté . J’ai ensuite dû suivre une formation de remise à niveau, en Normandie, pendant un an. J’ai alors travaillé à la restauration de meubles en marqueterie, qui est devenue ma spécialité. En 1983 j’ai ouvert mon atelier à Tours », confie-t-il. L’ébéniste ou plutôt « restaurateur », car on n’a pas tout à fait les mêmes fonctions. Un ébéniste fabrique un meuble. Moi, je redonne vie aux objets. Le meuble existe déjà, mais il a besoin d’une seconde jeunesse », (rectifie-t-il), vit pleinement son métier. « La magie opère. Ici, c’est mon antre, mon jardin secret. En dehors de la fatigue physique et nerveuse, je suis toujours heureux d’aller travailler. En plus j’ai la chance d’avoir la liberté de choisir mes horaires. Je suis à pied d’œuvre en même temps que mes enfants sont à l’école », s’enthousiasme Bernard Lemaire. Plus encore, il touche du doigt ce qu’il a toujours souhaité faire. « Je suis un manuel ! » déclare-t-il. Dès lors, il apprécie de toucher des matières aussi riches que l’ivoire, les bois précieux, l’écaille de tortue ou de laiton, la nacre… Les autres sens ne sont pas en reste. La vue joue notamment un rôle considérable. « Avant de lancer la réfection d’un meuble, il y a toute une phase d’observation. C’est très important !, avoue-t-il. Il est rempli de cette sensibilité, qui caractérise tout artiste digne de ce nom. A tel point qu’il s’approprie chaque meuble qu’il restaure. « Une fois même j’ai parlé à mon client de MON meuble. Il m’a rectifié immédiatement », dit-il encore en souriant. Un lapsus bien révélateur de cette passion qui l’anime.

Xavier RENARD

France 3 – Île de France

Voici un bon aperçu de mon métier et de mon savoir-faire grâce à cette vidéo réalisée pour France-3 Paris Île-de-France Centre et diffusée le 5 novembre 1998.

Les Rendez-vous

DU CONSEIL RÉGIONAL DU CENTRE – Septembre 1997

Flash sur… Bernard Lemaire « Plus de 120 pièces estampillées sont passées par mon atelier à ce jour », déclare Bernard Lemaire, restaurateur de meubles anciens à Tours. Après quelques années d’enseignement et un an à travailler sur la restauration de meubles en marqueterie, il installe son atelier de restauration. Rapidement, il se spécialise dans le placage et la marqueterie, et plus précisément dans la marqueterie d’écaille de tortue, de laiton et d’ivoire. Un art délicat, qui demande la connaissance de techniques raffinées et un grand savoir-faire. Son talent l’a fait connaître hors de nos frontières.

A l’Ecoute

TECHNIQUES ET PASSION – décembre 1996 – janvier 1997

M. Bernard Lemaire, restaurateur, qui a participé au premier Salon des métiers d’art à Ussé.

Après l’École Boulle, et après avoir travaillé dans un atelier où l’on restaurait 1300 pièces pour Versailles et Trianon, Bernard Lemaire a enseigné durant quatre ans, avant d’ouvrir son atelier à Tours. Aujourd’hui, il restaure des pièces de toutes les époques et de toutes les tailles. Pour « redonner vie au meuble, qui parle par son décor et son parfum, il faut connaître son histoire ». Ainsi les techniques qu’il emploie sont différentes selon ce qu’il « ressent ». Et pour cela il faut : « Entrer en contact avec ce que l’artiste a voulu faire à l’époque, avec le plaisir qu’il a pris à fabriquer l’objet ».